L’ONU a déclaré l’année 2020 comme étant la « 3e année la plus chaude jamais observée ». En juin dernier, l’Agence de la transition écologique (ADEME) a publié le guide « Rafraîchir les villes, des solutions variées » en y présentant 19 solutions pour lutter contre la hausse des températures en ville. Retour sur cette publication et sur le phénomène de réchauffement urbain.
Pourquoi faut-il rafraîchir les villes ?
D’après Météo France, par rapport à 2019, deux fois plus de vagues de chaleur sont attendues en France d’ici 2050. Effectivement, depuis la canicule de 2003 en France, les épisodes de forte chaleur s’intensifient.
Cet écart s’explique par le phénomène de surchauffe urbaine. Les villes sont effectivement plus particulièrement touchées par la hausse des températures due au changement climatique mais aussi à l’effet d’ilot de chaleur urbain. Cela se manifeste par des températures élevées, mesurées au niveau du sol dans la journée et dans l’air la nuit – quand les revêtements de sols renvoient la chaleur emmagasinée. Ces ilots thermiques peuvent même se ressentir jusqu’à deux kilomètres de hauteur !
Les villes se refroidissent donc moins la nuit par rapport aux zones rurales. Par exemple, en période de canicule cet écart peut atteindre 8°C à 10°C à Paris. Les activités humaines et la structuration de la ville sont les principaux responsables des microclimats artificiels.
En conséquence, la biodiversité est affectée car certaines espèces sont repoussées et d’autres – plus thermophiles – sont attirées. Aussi, les citadins sont victimes d’inconfort thermique et de risques sur la santé, en particulier les personnes fragiles (personnes âgées, enfants, femmes enceintes…).
Pour se rafraîchir, l’usage des climatiseurs bat son plein. En 2020, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) estimait à environ deux milliards le nombre de climatiseurs en fonction dans le monde. Cela ne représente pas moins de 10% de la consommation mondiale d’électricité avec les ventilateurs et cette demande est destinée à exploser. Une hausse de plus de 50% des climatiseurs est en effet prévue dans le monde d’ici dix ans.
Pour limiter cette pratique énergivore, qui participe elle-même au réchauffement des villes, il est donc primordial de mettre en place des solutions plus durables.
Quelles sont les solutions ?
Selon l’ADEME, trois leviers d’actions pour rafraichir les villes sont à considérer : éviter de piéger la chaleur (faire place au vent et aux revêtements urbains à albédo* élevé et inertie faible), favoriser l’évaporation et l’évapotranspiration grâce aux solutions fondées sur la nature et enfin réduire la chaleur due aux activités humaines (transports, climatisation, chauffage…).
Pour connaitre les trois catégories de solutions qui s’en dégagent, lisez la suite de l’article sur Urban Chronicles !