ACTUALITÉS

Immobilier et qualité de vie au travail

QUALITÉ MESURABLE DES ESPACES DE TRAVAIL

Le Code du travail impose à l’employeur d’assurer la santé et la sécurité au travail de ses salariés. Cela se traduit, dans les lieux de travail, par la mise en œuvre d’installations dont il est possible de quantifier l’existence, le rendement ou l’efficacité. Cela se fait avec des données vérifiables considérées comme crédibles.

On mesure ainsi :

  • les surfaces,
  • l’éclairage naturel,
  • l’éclairage artificiel,
  • les données thermiques, acoustiques,
  • la hauteur sous plafond,
  • la qualité de l’air, de l’eau,
  • l’existence de vues,
  • la présence de protections solaires,
  • la présence d’espaces verts,
  • la distance d’accès aux réseaux de transport et commerces de proximité.

L’application de ces données qui semblerait simple. Cependant, elle ne fait pas forcément consensus puisque celles-ci peuvent donner lieu à autant de ressentis que d’individus.

ESPACE DE TRAVAIL : DE QUOI S’AGIT-IL ?

Bureaux attribués ou non attribués, doit-on avoir peur du « flex office » ?

En matière de recherche, les avancées sur l’adéquation entre espaces de travail et productivité font apparaître que ces espaces doivent répondre aux aspirations :

  • de mobilité,
  • d’adaptabilité,
  • de variété des modes de travail

Ces aspirations rythment la journée d’un salarié soit quand il est en mode projet, à des moments réservés à la concentration individuelle, lors de plages de détente ou de rencontres informelles, etc.

C’est pourquoi, en distribuant différemment l’espace, on peut l’optimiser selon les besoins identifiés pour chaque type d’activité. Le « flex office » a ses partisans et ses détracteurs.

En tout état de cause, cela crée l’occasion pour l’Ucanss de confirmer dans leur accompagnement technique l’obligation d’ouvrir toutes les possibilités d’aménagement présentant des garanties de confort dans tous les cas de figure.

Travailler ailleurs qu’au bureau

Par ailleurs, la généralisation du tout numérique donnant accès à toutes les données permet de s’affranchir de l’obligation d’être présent sur le lieu physique de l’entreprise.

Ainsi se profile l’idée de permettre aux salariés d’effectuer en partie leurs tâches en télétravail, soit chez eux, soit dans des espaces de « coworking » ou « tiers lieux ».

En effet, un tiers lieu proche du domicile est considéré comme une alternative intéressante à proposer aux salariés demandeurs. Il favorise de nouvelles rencontres et plus propice à la créativité que l’isolement chez soi, tout en limitant l’empreinte carbone.

QUEL AVENIR POUR LE PATRIMOINE SÉCURITÉ SOCIALE ?

Faire les bons choix avec la bonne analyse

La Sécurité sociale a un rôle important à jouer dans la redéfinition éventuelle de son patrimoine. En effet, dans la mesure où celui-ci, majoritairement au cœur des villes, accueille un personnel qui contribue à la vitalité urbaine.

De plus, les questions qui se posent au moment de la réhabilitation d’un de ses bâtiments ou de la réimplantation de plusieurs centaines de salariés dans une construction nouvelle doivent être traitées avec une analyse sérieuse des besoins actuels et à venir.

Il s’agit d’identifier avec professionnalisme les demandes des acteurs concernés. Et donc de mettre en œuvre des solutions permettant d’anticiper les évolutions et de répondre aux exigences reconnues par tous en matière de sécurité, de santé, d’environnement et de respect de chaque personne. Cela dans le cadre non extensible des contraintes économiques.

Partager les espaces

Cela implique éventuellement des passerelles à créer entre tel ou tel organisme local, pour une création d’espaces partagés de travail, contribuant à optimiser les déplacements d’un nombre important de collaborateurs.

Il n’est pas interdit de rêver même à des espaces partagés avec d’autres institutions publiques ou privées.

Cette piste de réflexion est à étudier à propos de certains bâtiments « historiques », bien situés et de qualité. Pour ces bâtiments, se pose souvent la question d’un déménagement car ils sont devenus trop importants en surface. Ou bien par rapport aux besoins du moment, compte tenu justement de la mise en place du télétravail.

Dans cette optique, par-delà les modes, une conception flexible, modulaire et réversible de espaces s’impose comme la solution la plus à même d’assurer la meilleure durabilité possible de nos projets.

LE PROGRAMMISTE, UN REGARD EXTÉRIEUR ET PROFESSIONNEL

En effet, pour tendre vers le « bonheur » des salariés sans être soupçonnés de manipulation managériale, les responsables doivent s’appuyer sur un regard extérieur professionnel.

C’est pourquoi, pour tout projet d’envergure, il leur est fortement conseillé de faire appel à un programmiste habitué à décrypter les demandes et à les traduire en proposant des solutions limitant les incompréhensions.

UNE DÉMARCHE LABELLISÉE

OsmoZ, une démarche structurée autour d’un référentiel partenaire de CERTIVEA

Le patrimoine de la Sécurité sociale s’est constitué en répondant aux nécessités d’organisation d’un travail de bureau hiérarchisé, classique, équivalent à d’autres administrations ou structures privées.

Aujourd’hui, les nouveaux modes de travail incitent les gestionnaires de patrimoine à créer les conditions les plus favorables. Les salariés peuvent plus s’investir.

En étant à l’écoute de leurs besoins, on retrouve les fondamentaux qu’OsmoZ a répertoriés et propose à la labellisation. OsmoZ, une démarche structurée autour d’un référentiel partenaire de CERTIVEA, filiale du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment).

L’évaluation peut porter sur un, deux ou trois leviers d’actions :

  • Bâti et équipements : des éléments relatifs à l’enveloppe du bâtiment et aux gros équipements techniques. L’emplacement et sa parcelle.
  • Aménagement : éléments relatifs à l’aménagement des espaces (surfaces intérieures et extérieures).
  • Animation RH : éléments relatifs aux services, aux règles de vie, et aux outils supports fournis aux collaborateurs (ensemble de l’effectif rattaché administrativement au site) et visiteurs dans les espaces évalués.

Source : tp://extranet.ucanss.fr/contenu/public/EspaceExpertiseImmobiliere/pdf/publications/actualites_opim/2019/190701_ACTUALITES_OPIM_NUMERO_4_JUILLET_2019%20.pdf